Les causes sterilité masculine

Causes

La cause peut parfois venir d'un problème situé au niveau hypothalamo-hypophysaire, c'est-à-dire de l'hypothalamus et de la glande hypophyse. Il se traduit par un infantilisme génital et des taux hormonaux diminués (testostérone surtout, mais aussi FSH et LH). L'hypogonadisme est isolé ou associé à d'autres anomalies (anosmie du syndrome de Demorsier) ou à d'autres déficits hormonaux. Le traitement utilise les gonadotrophines humaines (HMG et hCG) ou la LHRH. Il corrige rarement l'azoospermie. Quand il s'agit d'une oligoasthénospermie, l'examen pronostic-clé pour définir l'attitude thérapeutique est le test de migration-survie ou gradient de Percoll : on recherche dans ce cas le nombre et la mobilité des spermatozoïdes mobiles. Les oligoasthénospermies sont beaucoup plus fréquentes que les azoospermies. Elles regroupent:
L'oligospermie, où il existe moins de 20 millions de spermatozoïdes par ml.
L'asthénospermie, où le pourcentage de formes mobiles est inférieur à 40 %.
La tératospermie, où le taux d'anomalies est supérieur à 60 %.
On retrouve, dans les causes les plus fréquentes :
La varicocèle (varice au niveau des veines du cordon spermatique).
La cryptorchidie et les testicules oscillants (ce sont des testicules qui ne sont pas à leur place normale).
Une infection génitale : on recherchera des antécédents infectieux et on effectuera des cultures de sperme répétées. On retrouve parfois dans ce type de pathologie des spermatozoïdes à flagelles enroulés et des agglutinats spermatiques. Un traitement antibiotique d'essai doit être tenté mais, souvent long, il n'améliore pas toujours l'insuffisance spermatique.
Les autoimmunisations.
L'existence d'autoagglutination spontanée dès l'éjaculation et d'un test de pénétration croisée (glaire témoin) perturbé, impose la prescription d'un bilan immunologique à la recherche d'anticorps antispermatozoïdes dans le sérum sanguin et le plasma séminal. Le traitement est difficile : on tentera les corticoïdes, l'insémination artificielle après préparation du sperme, voire une FIV (fécondation in vitro).
Les hypogonadismes d'origine toxique : secondaires à une prise de médicaments comme par exemple la salazopyrine, ou à une exposition à des toxiques.
Les hypogonadisme d'origine diabétique, secondaires à une hypothyroïdie, à une hypo - ou hypercorticisme ou à un éthylisme (alcoolisme).
Les causes génétiques rechercheront une anomalie du caryotype dans les oligospermies sévères si l'on veut recourir aux procréations médicalement assistées (appelées également PMA)
Les polyzoospermies : il existe plus de 200 millions de spermatozoïdes/mI, ou plus de 600 millions de spermatozoïdes par éjaculation. Il faudra alors envisager un fractionnement du sperme pour effectuer une ou des inséminations artificielles.
Les modifications de l'éjaculat par excès de volume ou de viscosité.
Les troubles de l'érection ou de l'éjaculation : ce peut être l'impuissance ou l'absence d'éjaculation. Ces causes relèvent alors d'une consultation spécialisée chez un psychothérapeute ou un endocrinologue.
Une éjaculation rétrograde, qui va nécessiter le recueil des spermatozoïdes dans les urines pour PMA (procréation médicalement assistée).

Les autres causes d'infertilité masculine sont :
L'anorchidie congénitale (absence de testicules).
Le syndrome de Klinefelter (homme grand, maigre, avec atrophie testiculaire, gynécomastie, FSH et LH élevées et caryotype 47 XXY).
Des séquelles decryptorchidie bilatérale avec un volume testiculaire très faible.
Plus rarement desséquelles d'orchiteourlienne (oreillons) postpubertaire.

Malgré cette multitude de causes possibles, 25% des insuffisances spermatiques restent sans explication.

D'aprés le site vulgaris medical

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