Don d'ovocytes

Un couple sur dix suit un traitement pour remédier à sa stérilité. Pour certains d'entre eux, seul un don d'ovocytes ou de spermatozoïdes permet de pallier l'infertilité du couple. Mais aujourd'hui, les dons sont encore trop peu nombreux pour faire face à toutes les demandes. 

Qu’est ce qu’un ovocyte ?


L’ovocyte ou ovule est la cellule reproductrice féminine, la cellule reproductrice masculine étant le spermatozoïde. L’ovocyte est contenu dans l’ovaire. Chaque ovaire contient normalement plusieurs milliers d’ovocytes présents dès la naissance, dont le nombre diminue progressivement au cours de la vie.
À partir de la puberté, chaque mois, une dizaine d’ovocytes se développe pour aboutir à l’ovulation d’un seul, pouvant être fécondé par un spermatozoïde. Les autres disparaissent naturellement

Qui peut donner et pour qui ?

Vous pouvez faire un don d’ovocytes si :
-vous avez au moins un enfant, 
-vous êtes âgée de moins de 37 ans, 
-vous êtes en bonne santé 

Les ovocytes sont donnés à des couples qui ne peuvent pas avoir d’enfant soit parce que la femme, bien que jeune, n’a pas naturellement d’ovocytes, soit parce que ses ovocytes présentent des anomalies, soit parce que, pour la soigner d’une maladie grave, elle a subi un traitement qui a détruit ses ovocytes. Ils peuvent également être destinés à des couples risquant de transmettre une maladie génétique grave à l’enfant. Dans tous les cas, un encadrement médical est indispensable et le couple receveur doit être en âge de procréer.
Après leur prélèvement, les ovocytes sont mis en fécondation in vitro pour ces couples déjà engagés dans une démarche d’assistance médicale à la procréation.

Comment se passe le don ?
Les deux grandes étapes du don
I - La préparation du don

LE CONSENTEMENT
La signature d’un formulaire de consentement est obligatoire pour la donneuse et, si elle vit en couple, pour son conjoint, qui est ainsi pleinement impliqué dans la réflexion et la démarche du don.
LE BILAN PREALABLE
L’évaluation de l’état de santé de la donneuse comporte l’étude de ses antécédents familiaux et des examens cliniques et biologiques.
Ce bilan permet de mieux connaître la fertilité de la donneuse et d’éliminer toute contre-indication au don.
L’ENTRETIEN AVEC UN (E) PSYCHOLOGUE OU PSYCHIATRE
Pour la donneuse et éventuellement son conjoint, cet entretien représente un temps de parole libre et propice à la réflexion sur la démarche du don dans un cadre neutre (ni famille, ni amis) et personnalisé. Il est recommandé et pourra être renouvelé à la demande.

II - La stimulation et le prélèvement
LA STIMULATION DES OVAIRESLE CONSENTEMENT

La signature d’un formulaire de consentement est obligatoire pour la donneuse et, si elle vit en couple, pour son conjoint, qui est ainsi pleinement impliqué dans la réflexion et la démarche du don.
LE BILAN PREALABLE
L’évaluation de l’état de santé de la donneuse comporte l’étude de ses antécédents familiaux et des examens cliniques et biologiques.
Ce bilan permet de mieux connaître la fertilité de la donneuse et d’éliminer toute contre-indication au don.
L’ENTRETIEN AVEC UN (E) PSYCHOLOGUE OU PSYCHIATRE
Pour la donneuse et éventuellement son conjoint, cet entretien représente un temps de parole libre et propice à la réflexion sur la démarche du don dans un cadre neutre (ni famille, ni amis) et personnalisé. Il est recommandé et pourra être renouvelé à la demande.
Elle dure 10 à 12 jours. Elle permet d’aboutir à la maturation de plusieurs ovocytes. Elle est généralement réalisée soi-même ou par une infirmière grâce à des injections sous-cutanées quotidiennes. Le plus souvent, cette phase de stimulation est précédée d’une ou plusieurs injections pour mettre les ovaires au repos. 
UNE SURVEILLANCE ATTENTIVE
Pendant la période de stimulation, 3 à 4 prises de sang et / ou échographies ovariennes permettent d’évaluer la bonne réponse au traitement.
La stimulation est ainsi adaptée au fur et à mesure. Cette surveillance permet également de fixer le jour et l’heure de la dernière injection qui achève la maturation des ovocytes.
LE PRELEVEMENT DES OVOCYTES
C’est la dernière étape du don.
Il a lieu au cours d’une hospitalisation de jour, 35 à 36 heures après la dernière injection. Il s’effectue par voie vaginale sous contrôle échographique et sous analgésie ou anesthésie. La donneuse peut ensuite quitter l’hôpital, à condition d’être accompagnée.
Tous les ovocytes sont destinés à des couples receveurs préalablement choisis, mais que la donneuse ne connaît pas. Après le prélèvement, ils sont confiés au laboratoire pour une fécondation in vitro. 

Après le don
Y a-t-il des conséquences à long terme ?
Les données disponibles permettent d’affirmer que les traitements liés au don d’ovocytes n’ont pas de conséquences à long terme. Ils ne diminuent pas les chances de grossesse ultérieure et n’avancent pas l’âge de la ménopause.

Une fois le prélèvement des ovocytes effectué, l’équipe médicale continue d’être présente aux côtés de la donneuse.
Y a-t-il des effets indésirables ?
Dans les heures ou jours qui suivent le prélèvement, la donneuse peut ressentir une sensation de pesanteur ou des douleurs pelviennes et constater de légers saignements. Ces effets secondaires sont liés à la fois à la stimulation et au prélèvement. Ils sont sans gravité et ne durent pas.
Existe-t-il des risques de complications ?
Dans certains cas, ces effets indésirables peuvent persister ou s’intensifier en raison d’une réponse excessive des ovaires à la stimulation (syndrome d’hyperstimulation). Dans des cas très exceptionnels, l’hyperstimulation est plus sévère et se traduit par une prise de poids rapide, des troubles digestifs et parfois une gêne respiratoire. Ces signes doivent conduire la donneuse à contacter sans attendre le centre qui l’a suivie pour le don ou un service d’urgences. Elle sera immédiatement prise en charge.
D’autres complications peuvent être liées au geste chirurgical de prélèvement, (hémorragie, infection, problème anesthésique…) mais sont rarissimes.
Le suivi médical continue-t-il après le don ?
À l’issue du don, l’équipe médicale et para-médicale propose aux donneuses un suivi de leur état de santé. Elles doivent de toutes façons, comme toutes les autres femmes, consulter régulièrement un médecin pour leur suivi gynécologique.
Et la contraception ?
Dès le déclenchement de l’ovulation, il est recommandé d’utiliser une contraception mécanique (préservatifs) jusqu’aux prochaines règles, sauf si un stérilet a été laissé en place. Le mode de contraception antérieur pourra être repris dès le premier jour des règles suivant le don.

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