Les misère de la grossesse

Si la grossesse est souvent synonyme de moments inoubliables, elle peut malheureusement s’accompagner de
petits désagréments : fatigue, sautes d’humeur, nausées et vomissements… Grâce à ce dossier très complet, vous
saurez tout des petits tracas liés à la grossesse et des meilleures méthodes pour les combattre. Bonne lecture !


1. BOUFFEES DE CHALEUR
Sous l’action des hormones, vos glandes sudoripares et sébacées vont se mettre à
sécréter davantage. Ces glandes sont de petits tubes ondulés enfouis dans le derme
qui sont chargées d’éliminer les déchets de l’organisme. Ces glandes sont inégalement
réparties sur votre corps : zones pileuses, les paumes des mains et les plantes des
pieds.
Cette sensation de chaleur, accompagnée d’une transpiration plus importante que la
normale, est une manifestation classique au cours de la grossesse : Vous avez toujours
trop chaud et pour ramener votre corps à une température normale, votre transpiration
augmente.
Vous constaterez parfois l’apparition d’une acné entre les seins. Votre transpiration va augmenter au niveau des aisselles et de la région pubienne et la plante des pieds, surtout en fin de grossesse.
Pourquoi cette odeur nauséabonde ? La sueur est composée de 95% d’eau et de chlorure de sodium et devrait être inodore. Le problème est que la sueur est propice à la prolifération des bactéries qui altèrent sa composition et provoquent cette odeur nauséabonde.
Sachez également que les aliments que vous ingérez s’exhalent par la peau, par l’intermédiaire de la sueur.

2. CONSTIPATION
Beaucoup d’entre vous souffrent de constipation et malheureusement la maternité n’arrange
rien : les hormones de la grossesse renforcent cette tendance. La progestérone ralentit le travail de la fibre musculaire et l’intestin devient paresseux.
Il est important de lutter contre la constipation car elle augmente le risque d’infection urinaire.
Il ne faut toutefois pas que cela devienne une obsession, l’objectif étant simplement d’aller à selle régulièrement, tous les jours ou toutes les 48 heures.

Conseils :
- Faites un peu d’exercice. Une demi-heure de marche suffit à régulariser les fonctions intestinales. La natation est également excellente pour lutter contre la paresse intestinale.
- Buvez beaucoup d’eau, notamment riche en magnésium, surtout entre les repas.
- Adapter votre alimentation: évitez les féculents, privilégiez les aliments riches en fibres (légumes, fruits,…) ,
pensez aux pruneaux et préférez le pain complet ou au son. Remplacez le sucre par du miel.
- Un grand verre d’eau ou de fruit frais au lever ou au moment du coucher est un apport efficace. Pensez aux tisanes qui facilitent la digestion.
- Pensez également à vous massez régulièrement le ventre dans le sens des aiguilles d’une montre.
- Parmi les médicaments, vous devez éviter les laxatifs agressifs, mais vous pouvez essayer les suppositoires à la glycérine, l’huile de paraffine en gelée et les mucilages (extraits de végétaux).

3. CONTRACTIONS
Les contractions sont un phénomène naturel. Il est donc normal d’en ressentir quelques unes
au cours de votre grossesse, mais elles doivent rester indolores, peu fréquentes et isolées. Certaines d’entre vous n’en ressentiront aucune alors que d’autres en vivront plusieurs dizaines par jour.
Sachez que votre bébé n’est pas comprimé pendant les contractions car il baigne dans le liquide amniotique qui est incompressible. Les contractions peuvent vous réveiller ou vous faire sursauter mais il n’en va pas de même pour votre bébé qui continue à dormir paisiblement.

A. Qu’est-ce qu’une contraction ?
Votre utérus est un muscle qui comme tous ceux de votre corps peut se contracter: Il se ramasse sur lui-même, se durcit, change un peu de volume et puis se relâche peu à peu. La durée d’une contraction peut être brève (10 à 20 secondes) ou prolongée (près d’une minute). Concrètement, vous avez une contraction quand vous sentez votre ventre se durcir.

B. Quel est leur rôle ?
Le rôle des contractions est d’amener votre bébé à se mettre en position verticale et à se disposer la tête en bas. Une fois qu’il sera dans la bonne position, les contractions permettront à sa tête de se rapprocher du col de l’utérus.

C. Quand faut-il s’inquiéter ?
Les contractions surviennent plus souvent le soir après une journée fatigante, après un stress, après un changement de position ou en montant les escaliers. Elles sont indolores et ne sont jamais constantes. Le plus important est de savoir si elles ont une répercussion au niveau du col de l’utérus. En effet, le col ne doit pas se raccourcir ou se ramollir trop tôt dans la grossesse car votre bébé n’est pas prêt à naître. Signalez toute contraction à votre gynécologue afin qu’il s’assure que votre col est resté bien fermé et qu’il n’y a aucun risque d’un accouchement prématuré.
Il faut s’inquiéter lorsque les contractions deviennent douloureuses, évoquant la douleur des règles, des coliques ou des cisaillements dans le bas du ventre. Ces contractions sont dangereuses car elles peuvent aboutir à un accouchement prématuré. Si vous avez des contractions douloureuses, de plus en plus longues accompagnées des bouffées de chaleurs et d’accélération du pouls, consultez votre médecin de toute urgence ou rendez-vous à la maternité afin de faire le point sur l’activité exacte de votre utérus grâce à l’enregistrement par monitoring de vos contractions.

Conseils :
Qu’elles soient fréquentes ou pas, qu’elles soient douloureuses ou pas, parlez-en à votre gynécologue. Il vous rassurera ou au contraire, il vous conseillera de changer immédiatement de rythme de vie, vous imposera parfois un repos forcé et dans certains cas, vous donnera des médicaments qui arrêtent les contractions.


4. CRAMPES
Comme elles sont douloureuses ces crampes nocturnes qui raidissent les muscles de notre pied, de notre mollet ou de notre cuisse et qui nous réveillent brutalement ! Si vous avez réquemment des crampes, demandez à votre médecin de vous prescrire un complément de vitamines B, de calcium, de magnésium et de potassium.
Les crampes peuvent également être dues à un problème circulatoire. Il est alors conseillé de surélever les pieds du lit, de manière à ce que jambes et pieds soient en parfaite extension.

Conseils :
- En cas de crampes au pied, levez-vous et appuyez tout votre poids sur votre jambe en question, le pied bien à plat. Ou redressez votre pied à la perpendiculaire.
- En cas de crampes au mollet, massez-le de bas en haut.
- En cas de crampes à la cuisse, pliez votre jambe sur la cuisse, la cuisse sur le ventre, puis l’étendre doucement, progressivement, en relâchant les muscles.


5. DOULEURS AU DOS
A partir du 5ème mois de grossesse, le poids du bébé et le volume de l’utérus modifient la morphologie de la colonne vertébrale. Cette charge augmente la courbure lombaire et entraîne
une cambrure anormale appelée lordose. De plus, toujours à cause du poids de votre bébé, votre centre de gravité se déplace vers l’avant. Le mal au dos vient de la compression
des nerfs sensitifs, due à des déplacements vertébraux même minimes.
Il existe deux types de mal au dos:
• La sciatique est une douleur qui irradie vers la fesse et l’arrière de la cuisse : le nerf sciatique est alors comprimé du fait d’un relâchement des articulations sacroiliaques.
Ces douleurs sont très difficiles à soulager.
• Le mal au dos ou lumbago est comparable à un mal aux reins et s’explique par le fait que votre colonne vertébrale est mise à rude épreuve. Le surpoids imposé à votre colonne
vertébrale entraîne des malpositions de la région lombaire et d’autant plus si vous vous tenez cambrée.
Ces douleurs sont plus intenses le soir, si vous êtes fatiguée ou que vous avez dû rester longtemps debout. Les douleurs au dos ne doivent pas être prises à la légère car elles peuvent entraîner des contractions musculaires autour des vertèbres qui peuvent subsister après l’accouchement.

Conseils :
- Mieux vaut prévenir que guérir, alors faites attention aux postures que vous prenez. Basculez régulièrement le bassin vers l’avant. Ce mouvement resserre les muscles du ventre et empêche de trop creuser le dos.
- Tenez-vous droite et pas cambrée.
- Évitez de rester debout trop longtemps.
- Prenez un abonnement à la piscine et nagez sur le dos. Renoncez à la brasse car elle creuse le dos.
- Pour dormir, choisissez un lit ferme et dormez allongée sur le côté gauche en chien de fusil ou sur le dos avec un coussin sous les genoux.
- Pour vous habiller, asseyez-vous pour enfiler vos chaussettes, pantalons, slips,...
- Pour vous chausser, amenez votre pied sur un point d’appui et n’inclinez pas votre buste vers l’avant.
- Pour marcher, portez le poids du corps sur les talons et non sur les orteils et bannissez les chaussures à talons hauts.
- Pour vous asseoir, asseyez-vous toujours bien au fond de votre chaise et effacer le creux des reins.
- Monter les escaliers en vous penchant légèrement vers l’avant.
- Pour faire votre ménage, ne vous pliez pas en deux mais pliez les genoux et en gardant la colonne verticale bien droite pour ramasser un objet, balayer, passer l’aspirateur,… Asseyez-vous pour éplucher vos légumes.


6. FATIGUE
Vous avez tout le temps envie de dormir ? De faire une sieste surtout après le repas ? C’est une fatigue inhabituelle, autre qu’un simple coup de pompe. Si vous travaillez, vous rentrerez le soir avec pour seule envie de vous mettre au lit et dormir. Pourquoi ? Parce que votre corps est en pleine période d’adaptation.

Conseils :
N’hésitez pas à faire des siestes et à vous coucher tôt. Si vous travaillez beaucoup, rattrapez tout votre manque de sommeil le week-end.


7. HEMORROIDES
Les hémorroïdes ne doivent pas être un sujet tabou : nous en avons toutes ou presque !.
C’est en effet un mal douloureux qui touche la plupart des femmes enceintes pendant la deuxième partie de la grossesse. En fait, ce sont les veines du rectum et de l’anus qui se dilatent. Elles forment alors un bourrelet qui est plus ou moins douloureux, mais toujours inconfortable. Lors de l’émission de selles, il est possible que les hémorroïdes saignent.
Les hémorroïdes sont causées par certaines hormones de grossesse qui entraînent un relâchement des tissus mais aussi par la constipation et par la compression provoquée par le poids du bébé et de l’utérus.
Vous devez en parler à votre médecin sans attendre pour éviter de rentrer dans un cercle vicieux : vous n’oserez plus aller à selle de peur d’avoir mal, vous serez alors de plus en plus constipé et vos hémorroïdes seront de plus en plus douloureuses…

Conseils :
- A titre préventif, il faut lutter contre la constipation en buvant beaucoup d’eau, en mangeant des aliments riches en fibres. Évitez les plats épicés.
- Si les hémorroïdes sont déjà constituées, un traitement local antalgique (crème ou suppositoires) vous sera prescrit par votre gynécologue. Ces traitements sont efficaces mais n’espérez pas les faire totalement disparaître avant l’accouchement.
- Si elles deviennent extrêmement douloureuses, consultez au plus vite votre gynécologue. Un caillot peut s’être formé et qui exige d’être enlevé par un petit geste chirurgical.


8. HUMEURS ET ETATS D’AME
Que nous ne reconnaissions plus notre corps, cela, nous nous y attendions, mais nous ne nous attendions pas à ce qu’il échappe à ce point à notre contrôle… Tout comme notre humeur
d’ailleurs! La femme enceinte peut passer du rire aux larmes sans savoir pourquoi. Un rien la fait rire, un rien provoque ses larmes. Est-ce la faute aux hormones? Un peu mais
pas seulement.

A. Un peu la faute aux hormones
Pendant la grossesse, les modifications du climat hormonal sont de grande amplitude. Nos
hormones sexuelles modifient notre comportement et notre perception des choses. Il est
donc tout à fait normal de se sentir différente. Mais rassurez-vous, ces modifications sont
transitoires et elles disparaîtront après la naissance.
La progestérone nous met à la fois la tête dans les nuages et en même temps nous met « sur les genoux ». Nous nous retrouvons alors dans une position bien inconfortable qui nous rend vulnérables. Nous devenons susceptibles et la moindre remarque devient une attaque. Une simple contrariété devient un véritable stress. C’est aussi cette augmentation du taux de progestérone qui est à l’origine des réveils nocturnes pour uriner. Et de mauvaises nuits ne vont certainement pas arranger nos humeurs.
Les endorphines agissent comme un antidouleur naturel et nous remontent le moral. Leur sécrétion augmente tout au long de la grossesse mais c’est à l’approche de l’accouchement que leur taux devient maximum.
Le cortisol nous apporte son effet euphorisant, voire excitant. Aussi il nous réveille la nuit, moment opportun pour laisser gamberger notre esprit entre la peur de l’accouchement et la joie de devenir maman.
Mais les hormones n’expliquent pas tout…

B. C’est un peu la faute de tout le monde et… de personne
Nous voulions tellement ce bébé, nous en avions rêvé et voilà que 2 mois plus tard,
nous sommes submergée par les nausées, les angoisses et les questions existentielles
: Nous avons peur de l’accouchement, peur de ne pas être une bonne mère, peur de
nous être trompée,…
Tout notre entourage nous félicite pour cette grossesse et nous nous sentons coupable
de douter. Au bord de la crise de larmes, nous nous demandons si notre bébé ressent
nos angoisses.
Toutes, à un moment où un autre, nous nous posons ce genre de questions saugrenues.
C’est normal et c’est sain. Alors inutile de chercher des raisons psychologiques dans nos nausées et notre acné.
Pour ne rien arranger, la société véhicule une image de la femme enceinte, jeune, active, toujours belle et mince, alors que nous nous sentons hyper fatiguée, grosse comme une baleine, le visage ravagé par les cernes. Et nous nous demandons: Pourquoi pas nous? Où est l’erreur?
Et puis il y a notre patron qui ne voit pas cette grossesse d’un très bon oeil et qui pense qu’être enceinte est anti-productif. Nous redoutons le moment où il nous dira que dans notre état, nous ne sommes plus en mesure d’assumer d’aussi lourdes responsabilités, et qu’il confiera nos dossiers à un collègue.
Pour finir, il faut bien reconnaître qu’à force de tout décider et tout planifier dans notre vie, nous n’acceptons plus certaines choses comme le fait que tomber enceinte prenne un peu plus de temps que prévu, que notre grossesse soit plus contraignante qu’espéré. Il faut pourtant accepter de ne pas maîtriser notre corps comme nous organisons notre travail. La grossesse est un état merveilleux par lequel il faut se laisser bercer. Neuf mois sont nécessaires pour faire un bébé. Ces 9 mois là sont également indispensables pour devenir mère.

C. La grossesse déclenche une véritable crise d’identité. La grossesse est un moment charnière de notre vie pendant lequel nous pouvons faire
une véritable crise d’identité, tout comme à l’adolescence. Tout change alors : l’image
que l’on a de soi, de sa féminité, de son statut social, de son statut dans son couple et
sa famille.
Nous cessons d’être la petite fille de notre maman pour devenir la mère de notre enfant.
Pour ce faire, nous empruntons le chemin qu’elle a emprunté avant nous. Et peu importe
les rapports avec notre maman, un rapprochement inéluctable se fait entre nous : soit
elle nous a comblée et nous aurons envie de lui demander plein de conseils, soit un vide
s’est installé entre nous et c’est le moment de le combler.
Dès que l’on est enceinte, on revit dans sa tête et dans son corps les premiers échanges qu’on a eus avec sa maman. Ce rendez-vous avec notre passé est bouleversant. On se sent sincèrement émue et retournée sans comprendre d’où viennent ces accès de nostalgie et de tristesse qui déferlent. Et les souvenirs du passé viennent s’imbriquer au présent. Les vieilles blessures psychiques de l’enfance peuvent refaire surface et occasionner des perturbations. Vous trouvez ça très pénibles, à un moment où tout devrait vous aider à trouver la plus grande sérénité.

D. Soyez rassurée !
Enceinte, nous restons une énigme : vulnérables, émotives, nous alternons les coups de blues et les moments d’euphorie et nous nous conduisons parfois comme des petites filles capricieuses. Nous sommes et nous resterons ambivalentes envers la grossesse que nous avons désirée. Cela nous aide sans doute à prendre conscience des responsabilités qui nous attendent.
Toutes ces angoisses, ces pensées contradictoires s’envolent comme par magie lorsqu’on tient son petit ange dans ses bras. C’est ça le miracle d’être une maman.


9. INFECTIONS URINAIRES
Une infection urinaire intervient fréquemment lors de la grossesse; Voilà pourquoi l’on
recommande un dépistage systématique, dès le 3ème mois de grossesse.
Une simple bandelette réactive trempée dans l’urine suffit à détecter ce type d’infection,
lors d’un examen médical. Si la réaction s’avère positive, une analyse en laboratoire
permettra de désigner le germe responsable et donc d’identifier le traitement le
plus adéquat.
Ces précautions sont nécessaires car ce phénomène est malheureusement courant et il
ne doit pas être pris à la légère. Le lien entre la fonction urinaire et la grossesse s’explique,
en effet, par le fait que cette dernière favorise le maintien persistant d’urines
dans la vessie.
Par ailleurs, le fait que l’utérus prenne plus de volume dilate les voies urinaires hautes, ce qui accroît également le risque d’infection. En contre partie, l’infection urinaire multiplie le risque d’accouchement prématuré et peut engendrer un retard sur la croissance du foetus.

Conseil :
Il est donc impératif de suivre un traitement si vous êtes sujette à une infection urinaire. Il est même urgent de consulter votre médecin si vous avez de la fièvre. Nous vous rappelons, par ailleurs, qu’ici encore, l’automédication est vivement déconseillée car certains antibiotiques sont gravement toxiques pour l’enfant à naître.


10. LIGAMENTS ET TIRAILLEMENTS
Les tiraillements dans le ventre, le dos et le périnée sont dus au fait que vos ligaments sont mis à rude épreuve pendant la grossesse. Les ligaments sont des bandes de tissus conjonctifs qui servent de courroies de transmissions à nos articulations et de liens entre nos différents organes.
Les ligaments sont constitués d’un faisceau de tissu fibreux blanchâtre capable de résister à des très fortes tractions grâce à leur remarquable élasticité.
Les hormones ovariennes relayées par celles du placenta sont responsables de la laxité des ligaments pendant toute la grossesse.
• C’est notamment grâce à l’élasticité des ligaments de la paroi abdominale que votre utérus
peut se gonfler sans jamais être comprimé. Le poids et les dimensions de votre utérus
opèrent d’importantes tractions sur les ligaments qui le relient aux ovaires, au vagin, à la
vessie et à tous les organes environnants. Il s’ensuit des sensations de tiraillements et une
distension des fibres qui s’accentue au fil des grossesses. C’est la raison pour laquelle une
seconde grossesse est visible plutôt.
• Parallèles, perpendiculaires ou transversaux, les ligaments de la colonne vertébrale assurent
une bonne souplesse à votre dos soumis à de fortes pressions durant la grossesse. L’utérus,
en déplaçant votre centre de gravité, fait peiner les ligaments entourant votre colonne vertébrale. Les régions les plus vulnérables sont le bas et le haut du dos: une mauvaise posture entraîne des cervicalgies, lombalgies et des élancements dans les fessiers et les cuisses. Soyez rassurées, quelques séances de kiné pour apprendre les bonnes postures et quelques exercices qui soulagent et décontractent, vous seront bénéfiques.
• Le périnée (ou plancher pelvien) est un ensemble de muscles et de ligaments qui soutient les organes génitaux et urinaires. C’est un plancher fragile car il n’est pas hermétique : il doit laisser passer les conduits urinaires, génitaux et anal. Le muscle périnéal supporte beaucoup de tensions en fin de grossesse et lors de l’accouchement. Afin d’éviter ce qu’on appelle «la descente d’organes» et notamment de fuites urinaires lors d’un fou rire après l’accouchement, vous devez veiller à renforcer les muscles du périnée pendant votre grossesse et après l’accouchement.Toutefois l’état de votre périnée après l’accouchement dépendra de nombreux facteurs : la qualité de vos tissus, le poids de votre bébé, le nombre de grossesse,…


11. MYCOSES
Une mycose vaginale est due à la prolifération d’un champignon microscopique, le Candida Albicans. C’est une affection très courante puisqu’elle représente la cause principale des consultations gynécologiques. Ce champignon provoque alors des démangeaisons persistantes autour de la vulve et des pertes blanches qui ressemblent un peu à du lait caillé. Les hormones de grossesse fournissent tous les éléments nutritifs nécessaires à son développement et favorisent sa fixation sur les parois du vagin.
Il est important de vous soigner, car si vous n’êtes pas traitée, votre bébé peut être contaminé lors de l’accouchement et présenter ensuite une inflammation de la bouche ou du siège.

Conseils :
- A titre préventif, sachez que l’humidité fait le bonheur de ce champignon, alors préférez des sous-vêtements en coton aux matières synthétiques qui transpirent davantage. Et lavez vos sous-vêtements à haute température afin de détruire ce champignon.
- Ne portez pas de pantalons trop serrés.
- Contentez-vous d’une toilette intime externe avec un savon au pH neutre, car de nombreux germes nécessaires à la résistance au développement du champignon sont présents dans la flore vaginale. Une toilette du vagin détruirait ces germes très utiles.
- Les traitements antimycosiques par voie orale sont déconseillés pendant la grossesse : votre gynécologue vous prescrira donc des crèmes ou des ovules. Ce champignon disparaît généralement en moins d’une semaine. Malheureusement, il y a récidive dans 45% des cas.


12. NAUSEES ET VOMISSEMENTS
Il semble qu’une femme sur 2 souffre, pendant les 3 premiers mois de sa grossesse, de nausées, parfois suivies de vomissements. Leur mécanisme n’est pas encore élucidé.
Certains attribuent les nausées aux hormones de la grossesse. D’autres mettent ces nausées sur le compte de manifestations psychosomatiques.
Rien n’est plus variable que les nausées et vomissements de la grossesse, qu’il s’agisse du moment où ils se produisent ou de la cause qui les provoque. Parfois les nausées surviennent sans raison ; parfois elles sont dues à des odeurs précises qui deviennent insupportables.
Les nausées surviennent souvent le matin à jeun, et disparaissent généralement après le petit déjeuner ; mais elles peuvent persister toute la matinée ou plus rarement toute la journée.

Conseils :
- La règle d’or est de ne jamais rester l’estomac vide et mangez de petites quantités régulièrement, par exemple toutes les deux heures. En effet, votre corps « fabrique » votre bébé en permanence et non trois fois par jour au moment des repas.
- Avant de vous lever le matin, mangez deux biscottes ou biscuits que vous aurez déposé la veille au soir sur votre
table de nuit.
- Éviter les aliments difficiles à digérer comme le café au lait et préférez un jus de fruits frais.
- Parfois, la simple prise de coca-cola ou d’eau gazeuse peut faire disparaître le symptôme. Les aliments riches en zinc peuvent prévenir ces malaises.
- En cas de vomissements violents, votre gynécologue pourra vous prescrire des médicaments efficaces et sans dangers pour votre bébé.


13. SEINS DOULOUREUX
C’est un des premiers signes de grossesse. Très précocement, parfois même avant que vous ne vous sachiez enceinte, vos seins augmentent de volume. Ils deviennent tendus, hypersensibles et le moindre choc peut être douloureux. Vous pouvez ressentir des démangeaisons, des picotements et votre mamelon ne supporte parfois plus aucun effleurement.
L’aréole autour du mamelon devient plus sombre, de petits tubercules saillent, ce sont les tubercules de Montgomery.
Ce phénomène est dû aux fortes sécrétions d’oestrogènes qui inondent votre corps dès le début de la grossesse.
Dès le second trimestre, vos seins garderont le même volume, mais leur sensibilité redeviendra normale.

Conseils :
- Changez de taille de soutien-gorge. Choisissez un modèle confortable qui soutienne efficacement vos seins sans les comprimer.
- Par ailleurs, malgré plusieurs grossesses et allaitements, vous pouvez garder une belle poitrine à condition d’en prendre soin.
- Appliquez quotidiennement une crème de soin anti-vergetures.
- Musclez vos seins en faisant travailler les pectoraux.
- Si vous envisagez d’allaiter, préparez chaque mamelon afin d’habituer leur peau fine et sensible à la future succion. Demandez à votre compagnon de les suçoter avec de petites aspirations et de les masser avec le bout de ses doigts.


14. LES REMEDES

A. L’homéopathie
L’homéopathie est une médecine douce qui peut vous soulager efficacement des petits maux liés à votre grossesse.
Contrairement aux médicaments classiques qui contiennent des substances chimiques qui peuvent passer la barrière placentaire, les médicaments homéopathiques sont non toxiques, dénués d’effets secondaires et ne provoquent pas d’accoutumance.
Le principe de l’homéopathie est celui « des lois des similitudes ». On peut dire qu’elle soigne le mal par le mal.
En effet, l’homéopathie va au-delà des plantes, elle utilise des roches, des métaux, des glandes animales... qu’elle transforme, après dilution et dynamisation, en substances capables de produire des troubles identiques à ceux de la maladie que l’on veut soigner.
L’homéopathie soigne donc par analogie de symptômes (homéo : semblable et pathos : souffrance). L’homéopathie est une médecine individuelle, ce qui est efficace pour l’une ne l’est pas forcément pour l’autre. C’est pourquoi le médecin homéopathe vous interrogera sur votre caractère, vos goûts,... afin de vous prescrire un traitement qui correspondra non seulement à une maladie, mais aussi à un profil.
Seul un médecin homéopathe est apte à vous prescrire le bon produit et le bon dosage. En effet, pour qu’elle soit efficace, l’homéopathie doit être correctement utilisée. Ce n’est pas parce que c’est une médecine douce, qu’il faut l’utiliser tout azimut.
Les remèdes se présentent sous forme de granules ou de poudre à faire fondre sur la langue un quart d’heures avant le repas. Il est essentiel de n’avoir aucun goût particulier dans la bouche (menthe, café, tabac, alcool ou toute autre substance aromatique).
Supprimez votre dentifrice à la menthe et demandez à votre pharmacien un dentifrice compatible avec un traitement homéopathique.

B. L’acupuncture
L’acupuncture part du principe qu’une énergie vitale circule dans l’organisme le long des méridiens (lignes sous-cutanées qui traversent notre corps). La stimulation de points précis de ces lignes par la pose de petites aiguilles permet de régulariser la circulation de cette énergie et de corriger un dysfonctionnement.
L’acupuncture peut soulager pratiquement toutes les petites misères de la grossesse
à condition qu’elle soit pratiquée par un acupuncteur compétent et initié à l’obstétrique : nausées vomissements insomnies anxiété nervosité constipation hémorroïdes douleurs...
L’acupuncture est sans danger pour votre bébé puisque vous n’absorbez aucun produit chimique.
Pour éviter tous les risques de contamination, assurez-vous que chaque aiguille est stérilisée.

C. L’ostéopathie
L’ostéopathie est une thérapeutique faisant appel à des manipulations sur les os.
Les ostéopathes partent du principe que notre corps est un tout indivisible, formé d’os, d’articulations, de muscles et de ligaments qui bougent harmonieusement. Or, durant notre grossesse, nos hormones rendent nos muscles et nos ligaments « laxes », c’est à dire élastiques. La conséquence est simple, le grand puzzle de votre corps ne s’emboîte plus aussi bien et des troubles divers apparaissent.
Un bon ostéopathe doit parvenir à mettre le doigt sur les endroits qui coincent et de les remettre dans le bon axe en appliquant de légères pressions des doigts.
Les maux de dos sont le terrain privilégié de l’ostéopathie : douleurs cervicales, dorsales, lombaires. L’on obtient également de bons résultats dans les problèmes : articulaires circulatoires les troubles digestifs

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