Jumeaux dizygote et monozygote



dizygote
Se dit de jumeaux provenant de deux œufs (zygotes) différents.

Synonyme : bivitellin.

Les jumeaux dizygotes, couramment appelés faux jumeaux, sont issus de la fécondation de deux ovules distincts par deux spermatozoïdes distincts. Ils ont donc un patrimoine génétique différent et peuvent, au contraire des vrais jumeaux (monozygotes), ne pas se ressembler et ne pas être du même sexe.
Cette situation survient lorsque deux ovules fécondés par 2 spermatozoïdes nidifient sur les parois de l'utérus. Cette situation survient le plus souvent dans le même cycle mensuel et les jumeaux sont conçus en même temps; les jumeaux peuvent parfois avoir un âge gestationnel différent s'ils sont conçus à un voire deux mois d'écart (rare). Ils naissent tout de même concomitamment. Les deux ovules forment alors deux cellules œufs différents et les jumeaux ainsi conçus sont dits dizygotes (ce qui est différent d'hétérozygotes).

La parenté génétique entre des jumeaux dizygotes, lesquels se développent grâce à deux placentas séparés, est la même que celle entre deux enfants nés de deux grossesses différentes. Ils peuvent donc être de sexes différents.

Toutes ces grossesses sont bichoriales biamniotiques (2 placentas;2 cavités amniotiques).

La prédisposition génétique qui favorise leur venue est à rechercher du côté maternel, puisque le futur père n'influence en rien la double ovulation originelle.


monozygote
Se dit de chacun des jumeaux issus d'un même œuf.

Synonymes : uniovulaire, univitellin.

Les jumeaux monozygotes sont couramment appelés vrais jumeaux.

Étant issus du même œuf, qui s'est divisé à un stade précoce de son développement, ils ont un patrimoine génétique rigoureusement identique, sont toujours du même sexe et se ressemblent beaucoup.

Cette situation survient lorsqu'un ovule est fécondé par un spermatozoïde, et que la cellule œuf qui en découle se sépare en deux, formant ainsi deux embryons qui ont le même patrimoine génétique.

Si l'ovule se divise moins de trois jours après la fécondation, cela aboutira à une grossesse gémellaire bichoriale (2 placentas) biamniotique (2 cavités amniotiques) comme pour les jumeaux dizygotes. Un tiers des grossesses gémellaires sont des grossesses monozygotes bichoriales biamniotiques. Malgré leurs croissances séparées, c'est dans ce cas de figure que les jumeaux se ressemblent le plus à la naissance (poids et taille).

Si l'ovule fécondé se divise entre 3 et 6 jours il y aura un seul placenta (monochorial) mais deux cavités amniotiques (biamniotique). Dans ce cas il peut y avoir une différence d'alimentation entre les deux jumeaux pendant la grossesse et donc des écarts de taille et de poids à la naissance qui vont s'atténuer au cours de la croissance.

Si la scission du zygote s'effectue après la formation de la cavité amniotique la grossesse est monochoriale monoamniotique. Les jumeaux partagent la même cavité amniotique. Si la scission n'a pas lieu, cela aboutit à la formation de bébés siamois.

Les jumeaux monozygotes sont souvent très ressemblant physiquement. En prenant de l'âge, les jumeaux monozygotes se différencient suite aux choix personnels et aux expériences de vie. La scolarité est un pas important dans ce domaine de différenciation.

Dans la recherche scientifique, l'étude comparée de deux individus jumeaux monozygotes permet de mettre en évidence des mécanismes épigénétiques qui jouent un rôle important dans la régulation de l'expression des gènes au cours de l'ontogenèse. D'autre part, les études portant sur les cas de jumeaux séparés à la naissance permettent d'estimer le degré d'héritabilité de certains traits phénotypiques.

Jumeaux semi-monozygotes 
Il arrive que le globule polaire soit fécondé en même temps que l'ovule, cela donnera naissance à des jumeaux semi-monozygotes. Ils partagent l'information génétique apportée par la mère, alors qu'ils ont une information différente du côté paternel. Ils peuvent donc être de sexes différents et se développeront dans une grossesse qui sera dichoriale diamniotique. Il faut faire une recherche dans l'ARN mitochondrial pour les distinguer des jumeaux dizygotes dans la biologie moléculaire.

Jumeaux chimériques
Ce type de gémellarité se rencontre fréquemment chez certains singes comme les Callitrichidae. Dans l’utérus, les placentas des jumeaux grandissent rapidement et fusionnent, si bien qu’il se crée un réseau de vaisseaux sanguins à travers lesquels les cellules peuvent voyager d’un jumeau à l’autre. Le niveau de chimérisme est différent dans une espèce d’un animal à l’autre. Un individu peut être chimérique pour ses poils et son foie et pour rien d’autre, par exemple. L’étude menée en 2007 par Corinna Ross et ses collègues sur une colonie captive d’ouistiti du Bahia a montré que plus de la moitié des ouistitis mâles avaient un sperme chimérique, autrement dit leur sperme provenait d’un mâle M mais l’ADN de ce sperme était celui du frère dudit mâle M ! Le père génétique du bébé est donc son oncle… Il se pourrait aussi que certains ovaires soient chimériques et donc que des mères donnent naissance à des nièces et neveux.

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