Amniocentèse



Prélèvement de liquide amniotique à des fins d'analyse.

INDICATIONS
L'amniocentèse est le plus souvent pratiquée entre la quatorzième et la dix-huitième semaine d'aménorrhée (arrêt des règles), mais elle est également réalisée plus tardivement pour évaluer la gravité d'une incompatibilité sanguine fœtomaternelle. L'amniocentèse peut d'ailleurs avoir lieu à tout moment de la grossesse, notamment en cas d'anomalie décelée à l'échographie.

L'amniocentèse permet d'analyser les cellules fœtales desquamées dans le liquide amniotique et le liquide lui-même, qui peuvent révéler d'éventuelles anomalies fœtales.

— L'étude des cellules fœtales permet, d'une part, la recherche d'anomalies chromosomiques (syndrome de Turner, trisomie 21) grâce à l'établissement de la carte chromosomique du fœtus (caryotype) et, d'autre part, la recherche de certaines affections héréditaires grâce à l'étude de l'A.D.N. L'amniocentèse est conseillée aux femmes de plus de 38 ans pour dépister une trisomie 21, dans la mesure où le risque pour le nouveau-né augmente avec l'âge de la mère.

— L'étude du liquide amniotique permet de doser plusieurs éléments dont l'existence en quantité anormale peut traduire certaines pathologies fœtales (anomalie de fermeture du tube neural, mucoviscidose, etc.). Cette étude permet également de diagnostiquer certaines maladies infectieuses transmissibles de la mère à l'enfant. On peut enfin prévoir le risque de maladie des membranes hyalines (syndrome de détresse respiratoire observé chez les grands prématurés) en étudiant certains des composants de ce liquide.

TECHNIQUE ET DÉROULEMENT
Le prélèvement est effectué, sous contrôle échographique, à l'aide d'une aiguille enfoncée à travers la paroi abdominale jusque dans l'utérus. Ce geste, qui dure quelques secondes, ne nécessite pas d'anesthésie locale. La quantité de liquide prélevé varie entre 10 et 30 millilitres. Cette opération permet également l'injection de médicaments dans la cavité amniotique, autorisant ainsi le traitement précoce de l'enfant in utero. L'amniocentèse se pratique en milieu hospitalier ou chez le gynécologue. Un léger repos est conseillé après le prélèvement, ainsi que l'absence d'activité physique intense pendant 1 ou 2 jours.

EFFETS SECONDAIRESL'amniocentèse ne présente aucun danger pour la mère ; elle entraîne, de façon extrêmement rare (dans moins de 0,5 % des cas), une fausse couche due à une fissuration des membranes ou à une infection provoquées par le prélèvement. Les moindres symptômes de fièvre, de saignement, de pertes vaginales ou de douleurs dans les jours qui suivent l'examen nécessitent une consultation médicale. Le risque traumatique fœtal est nul ; il n'y a pas davantage de risque infectieux si les précautions d'asepsie sont respectées.

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